Jour 3. Samedi 4 juillet. C'est donc dans cette riante et jolie banlieue de Minneapolis que nous allons profiter pleinement des Célébrations de la Fête de l'Indépendance. Les écoles, les corps constitués (le Shériff et ses adjoints, les pompiers...), les mouvements politiques, les associations (et j'en passe)... en fait, c'est TOUT LE MONDE qui se met sur son 31 pour célébrer la Fête Nationale des États-Unis, l'équivalent de notre 14 juillet, en plus festif encore, en plus familial, en plus "oecuménique", en plus patriote aussi ! Il sera difficile, en ce début de matinée, de trouver d'abord les bons parkings, les bonnes routes et les bonnes écoles pour que le regroupement des participants s'opère, mais on y arrivera, dans l'enthousiasme et la bonne humeur : fanfares, véhicules (militaires ou pas), chevaux et chariots, groupes de Vétérans, "majorettes" (on est loin des nôtres...), autobus scolaires (les fameux autobus jaunes qu'on voit dans tous les films), tout ce petit monde parviendra finalement à converger vers le bon endroit et à s'organiser en un superbe défilé populaire de plus deux heures (dont je vous propose aujourd'hui une dizaine de minutes). Dans le même temps, sièges pliants, parasols et glacières auront préalablement défilé dans une joyeuse pagaille, bonhomme et familiale, jusqu'à permettre à tous de mettre le pied sur le meilleur endroit possible du parcours de la Parade et d'y "planter sa tente".
LA Parade ! Et quelle Parade ! Officiels ou non, camions ou voitures de collection, les véhicules sont rutilants, voire flambants neufs, et l'on a la très nette impression que tout a été passé au Polish... Une Parade faite d'exubérance, d'applaudissements, de rires et d'enthousiasmes successifs. Une Parade constituée d'authentiques Héros, surtout, en la personne des Vétérans de toutes guerres (Corée comprise, dans les années Cinquante), vénérés, acclamés et applaudis à tout rompre. En clair, il y a foule ! Partout. Une foule fraternellement réunie en une sorte de grande communion autour des Valeurs que l'on connait aux États-Unis. Bref, tout le monde est à la Parade, même les spectateurs !...
LA Parade ! Et quelle Parade ! Officiels ou non, camions ou voitures de collection, les véhicules sont rutilants, voire flambants neufs, et l'on a la très nette impression que tout a été passé au Polish... Une Parade faite d'exubérance, d'applaudissements, de rires et d'enthousiasmes successifs. Une Parade constituée d'authentiques Héros, surtout, en la personne des Vétérans de toutes guerres (Corée comprise, dans les années Cinquante), vénérés, acclamés et applaudis à tout rompre. En clair, il y a foule ! Partout. Une foule fraternellement réunie en une sorte de grande communion autour des Valeurs que l'on connait aux États-Unis. Bref, tout le monde est à la Parade, même les spectateurs !...
Car le 4 juillet est un jour exceptionnel ! Vous voulez tout savoir ? Allons-y : si l'on en croit wikipedia, "la Journée de l’Indépendance" (Independence Day) est également connue sous le nom du 4 juillet (Fourth of July) et commémore la Déclaration d'indépendance du 4 juillet 1776, vis-à-vis du Royaume de Grande-Bretagne. Ce jour est l’occasion de fêtes et de cérémonies célébrant l'histoire du pays, son gouvernement et ses traditions ; se déroulent notamment des feux d'artifice, des parades, des barbecues, des pique-niques et des matchs de baseball. Bien que le 4 juillet soit pour les Américains une véritable institution, certains prétendent que cette date est arbitraire : les "Néo-Anglais" se sont battus contre les Britanniques dès avril 1775; la première motion concernant l'indépendance a été faite le 4 juin 1776 au Congrès. Après de longs débats, c'est le 2 juillet que celui-ci vota (de façon unanime mais secrète) l'indépendance vis-à-vis de la Grande-Bretagne (la Lee Resolution), et désigna Thomas Jefferson pour écrire une ébauche de déclaration. Le Congrès retravailla le "brouillon" jusqu'à peu après 11 heures, le 4 juillet, quand douze colonies votèrent pour son adoption (New York s'abstint des deux votes) et donnèrent une copie aux imprimeurs (signée seulement par John Hancock, le Président du Congrès, et par le secrétaire Charles Thomson). Philadelphie célébra la Déclaration par des lectures publiques et des feux de joie le 6 juillet. Les autres membres du Congrès ne signèrent pas avant le 2 août, mais le secret fut gardé par peur de représailles britanniques.
Selon Thomas Jefferson, John Adams écrivit à sa femme Abigail le 3 juillet 1776 : «Le second jour de juillet 1776 sera le jour le plus mémorable de l'histoire de l'Amérique. J'ai tendance à croire que ce jour sera fêté par toutes les générations à venir comme la grande fête commémorative. Il mérite d’être célébré comme le jour de la délivrance, par des actions de grâce solennelles rendues à Dieu Tout-Puissant. Il mérite d’être célébré en grandes pompes et avec des parades, des spectacles, des jeux, du sport, des coup de feu, des cloches, des feux de joie, et des illuminations, d’un bout à l’autre du continent, à partir de maintenant et pour toujours».
Les lecteurs modernes pensent comprendre par «illuminations», qu'Adams signifiait "feux d'artifice" mais en réalité, il est fait référence à la coutume du XVIIIème qui consistait à encourager les ménages à placer des bougies allumées à chaque fenêtre. Ce n'est que dans la deuxième moitié du XIXème siècle que les feux d'artifice apparurent lors des célébrations du 4 juillet (principalement à cause de leur prix élevé). Au début du XXème siècle, les Américains se mirent à tirer des coup de feu en l'air pour célébrer le 4 juillet et les villes qui le pouvaient donnèrent de la canonnade. Le vote du 3 juillet fut certainement l'acte décisif, mais le 4 juillet est la date où, ainsi que l'avait édicté le Congrès, les Philadelphiens entendirent pour la première fois des informations concrètes quant à l'Indépendance, contrairement aux rumeurs qui couraient avant.
Des anecdotes ? En voici en voilà : le 4 juillet 1777, à Bristol, 13 coups de canons furent tirés, une première fois le matin et une seconde à la tombée de la nuit... Philadelphie célébra l'anniversaire par un dîner officiel au Continental Congress, des toasts, 13 tirs de fusils, des discours, des prières, de la musique, des parades, une revue de troupes et des feux d'artifices... En 1778, le Général George Washington marqua le 4 Juillet par une double ration de rhum pour ses soldats et un tir d'artillerie... À Paris, les ambassadeurs John Adams et Benjamin Franklin organisent un dîner avec leurs «camarades» français... En 1779, le 4 juillet tombait un dimanche : le jour férié fut célébré le lendemain... En 1781, le Massachusetts reconnut le 4 juillet comme fête nationale... En 1791, le terme d’Independence Day fut utilisé pour la première fois... En 1870, le Congrès fit d’Independence Day un jour férié (quoique non payé) pour les employés fédéraux... En 1941, le Congrès transforma Independence Day en un jour férié fédéral, rémunéré cette fois... Ce n'est que le 4 juillet 1863 (et pour la première fois en 87 ans) que les résidents de Vicksburg (Mississippi) célébrèrent la Fête de l'Indépendance, marquant par la même occasion la fin du Siège de leur ville (la victoire de l'Union scellant la fin de la guerre de Sécession).
Pour notre part, aujourd'hui, nous en avons (encore) pris plein les yeux. J'ai franchement l'impression que ce "positivisme", cette belle et bonne humeur insolente devraient être remboursés par la Sécurité Sociale; je ne vis certes pas notre séjour dans une sorte d'optimisme béat (il est un peu tôt, quoique...) mais le miracle américain est là, et bien là, devant nous, riche de solidarités, de tolérance, d'enthousiasme et de patriotisme. Toutes notions, tous principes réunis autour de cette bannière étoilée qu'arborent fièrement partout maisons, véhicules, bâtiments et vêtements. Une belle leçon de vitalité. Et de patriotisme (je sais, ça fait trois fois que je cite le mot : j'écris ce que je veux). See you soon !
Selon Thomas Jefferson, John Adams écrivit à sa femme Abigail le 3 juillet 1776 : «Le second jour de juillet 1776 sera le jour le plus mémorable de l'histoire de l'Amérique. J'ai tendance à croire que ce jour sera fêté par toutes les générations à venir comme la grande fête commémorative. Il mérite d’être célébré comme le jour de la délivrance, par des actions de grâce solennelles rendues à Dieu Tout-Puissant. Il mérite d’être célébré en grandes pompes et avec des parades, des spectacles, des jeux, du sport, des coup de feu, des cloches, des feux de joie, et des illuminations, d’un bout à l’autre du continent, à partir de maintenant et pour toujours».
Les lecteurs modernes pensent comprendre par «illuminations», qu'Adams signifiait "feux d'artifice" mais en réalité, il est fait référence à la coutume du XVIIIème qui consistait à encourager les ménages à placer des bougies allumées à chaque fenêtre. Ce n'est que dans la deuxième moitié du XIXème siècle que les feux d'artifice apparurent lors des célébrations du 4 juillet (principalement à cause de leur prix élevé). Au début du XXème siècle, les Américains se mirent à tirer des coup de feu en l'air pour célébrer le 4 juillet et les villes qui le pouvaient donnèrent de la canonnade. Le vote du 3 juillet fut certainement l'acte décisif, mais le 4 juillet est la date où, ainsi que l'avait édicté le Congrès, les Philadelphiens entendirent pour la première fois des informations concrètes quant à l'Indépendance, contrairement aux rumeurs qui couraient avant.
Des anecdotes ? En voici en voilà : le 4 juillet 1777, à Bristol, 13 coups de canons furent tirés, une première fois le matin et une seconde à la tombée de la nuit... Philadelphie célébra l'anniversaire par un dîner officiel au Continental Congress, des toasts, 13 tirs de fusils, des discours, des prières, de la musique, des parades, une revue de troupes et des feux d'artifices... En 1778, le Général George Washington marqua le 4 Juillet par une double ration de rhum pour ses soldats et un tir d'artillerie... À Paris, les ambassadeurs John Adams et Benjamin Franklin organisent un dîner avec leurs «camarades» français... En 1779, le 4 juillet tombait un dimanche : le jour férié fut célébré le lendemain... En 1781, le Massachusetts reconnut le 4 juillet comme fête nationale... En 1791, le terme d’Independence Day fut utilisé pour la première fois... En 1870, le Congrès fit d’Independence Day un jour férié (quoique non payé) pour les employés fédéraux... En 1941, le Congrès transforma Independence Day en un jour férié fédéral, rémunéré cette fois... Ce n'est que le 4 juillet 1863 (et pour la première fois en 87 ans) que les résidents de Vicksburg (Mississippi) célébrèrent la Fête de l'Indépendance, marquant par la même occasion la fin du Siège de leur ville (la victoire de l'Union scellant la fin de la guerre de Sécession).
Pour notre part, aujourd'hui, nous en avons (encore) pris plein les yeux. J'ai franchement l'impression que ce "positivisme", cette belle et bonne humeur insolente devraient être remboursés par la Sécurité Sociale; je ne vis certes pas notre séjour dans une sorte d'optimisme béat (il est un peu tôt, quoique...) mais le miracle américain est là, et bien là, devant nous, riche de solidarités, de tolérance, d'enthousiasme et de patriotisme. Toutes notions, tous principes réunis autour de cette bannière étoilée qu'arborent fièrement partout maisons, véhicules, bâtiments et vêtements. Une belle leçon de vitalité. Et de patriotisme (je sais, ça fait trois fois que je cite le mot : j'écris ce que je veux). See you soon !
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